Les personnages illustres du Nord Jean Stablinski figure majeure du Paris-Roubaix

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Jean Stablinski

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Jack de Nijs for Anefo

Du charbon des mines aux pavés du Paris-Roubaix

Né à Thun-Saint-Amand, Jean Stablinski incarne une trajectoire profondément nordiste. Fils de mineur, il travaille très jeune au fond avant de devenir l’un des grands noms du cyclisme français. Champion du monde sur route en 1962, vainqueur de nombreuses courses internationales, il marque durablement l’histoire du Paris Roubaix en suggérant l’intégration de la Trouée d’Arenberg. Par son parcours et son attachement au territoire, il symbolise à la fois l’exigence sportive et la mémoire ouvrière du Nord.

La fiche d'identité

  • Nom : Jean Stablinski
  • Dates : 1932 (Thun-Saint-Amand) – 2007 (Lille)
  • Profession/Domaine : Cycliste professionnel, champion du monde sur route

Paris-Roubaix n’est pas gagné à Arenberg, mais c’est là que se fait la sélection.

Jean Stablinski

Un champion façonné
par le Nord

Né dans une famille de mineurs d’origine polonaise, Jean Stablinski commence à travailler dans les mines du Valenciennois dès l’adolescence. Le vélo devient rapidement un moyen d’émancipation. Passé professionnel en 1952, il remporte plus de cent victoires et s’impose comme un coureur complet et stratège. Son titre de champion du monde en 1962 vient couronner une carrière exceptionnelle. Très attaché à sa région natale, il reste dans l’histoire du cyclisme pour avoir proposé l’intégration de la Trouée d’Arenberg au Paris-Roubaix, transformant durablement la course en épreuve mythique.

Ses liens avec le Nord

  • La Trouée d’Arenberg, Wallers Arenberg : en 1967, la direction du Paris-Roubaix s’inquiète de voir progressivement disparaître les secteurs pavés qui font la spécificité de la course. Jean Stablinski, qui connait parfaitement le coin pour avoir travaillé dans la mine située sous ce chemin, propose alors d’ajouter la Trouée d’Arenberg au parcours de la course, ce qui sera fait dès 1968.  Aujourd’hui, le site, véritable lieu de pèlerinage pour de nombreux amoureux du vélo, est librement accessible à pied ou à vélo. Une stèle commémorative rappelle le rôle déterminant du champion dans l’histoire de l’épreuve, un des rares coureurs à avoir connu les pavés d’Arenberg « par le dessus et par le dessous ».
  • Le vélodrome couvert régional Jean Stablinski à Roubaix : inauguré à Roubaix, le vélodrome couvert régional Jean Stablinski rend hommage à l’un des plus grands cyclistes nordistes. Ce site moderne accueille compétitions nationales et internationales, entraînements, initiations et événements grand public. Il constitue un lieu incontournable pour les amateurs de cyclisme souhaitant découvrir l’univers de la piste dans une ville intimement liée au Paris-Roubaix. Laissez-vous tenter par le baptême sur piste !
  • Mémoire minière, du Bassin minier à la Mare à Goriaux : au cœur du Bassin minier du Nord, le site minier de Wallers-Arenberg, classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO, et la Mare à Goriaux, ancien site minier reconverti en espace naturel, font écho au passé de mineur de Jean Stablinski et offrent une immersion unique entre sport, nature et mémoire industrielle.
  • Arrivée du Paris-Roubaix au vélodrome André Pétrieux : lieu emblématique de l’épreuve depuis 1943, le vélodrome André Pétrieux de Roubaix est accessible au public en dehors des événements. Assister à l’arrivée du Paris-Roubaix ou visiter le site permet de comprendre l’émotion particulière associée à cette course mythique, indissociable de l’héritage laissé par Jean Stablinski.
L'anecdote à ressortir aux repas de famille

Son nom de famille d’origine, Stablewski, a été transformé en Stablinski à la suite d’une erreur de journaliste.