Recherche

S'émerveiller

Six églises et abbayes à ne pas rater dans le Nord

Le Nord regorge de villes à l’architecture unique et de bâtiments remarquables. Parmi ceux-ci, les constructions religieuses offrent un attrait bien spécifique, autant pour la variété des styles que pour les surprises que l’on peut y trouver.

Illustration
Vitraux de l'église Saint-Pierre à Bouvines

L’abbaye du Mont des Cats

Située dans l’écrin du mont des Flandres, haut-lieu de la fabrication de fromages locaux, ancienne brasserie et monastère toujours actif, l’Abbaye du mont des Cats est un lieu de passage obligatoire dans la région. Sa boutique de produits monastiques est toujours courue et il y a souvent foule pour acquérir fromages, pains ou livres. Et vous pourrez même y loger, si le c(h)oeur vous en dit. Et, pour la petite histoire, aucun matou par ici : le nom Cats vient des Katts, une communauté germanique présente dans la région au 5e siècle.

La tour abbatiale de Saint-Amand-les-Eaux

Pas vraiment une église ni vraiment une abbaye : la tour abbatiale de Saint-Amand-les-Eaux est avant tout un témoignage, un souvenir, une présence. Construite entre 1626 et 1640, elle détonnait alors par son style baroque, en totale opposition avec la norme protestante de l’époque. Inscrite aux Monuments Historiques, elle a fait l’objet d’un long chantier de restauration entre 2004 et 2012 et abrite désormais le musée de la tour abbatiale, riche en collections artistiques. Tradition oblige, on trouve, au sommet de la tour, le rituel carillon si connu dans le Nord !

L’abbaye de Vaucelles

La plus belle abbaye cistercienne de France ? Pour certains, cela ne fait aucun doute. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que l’abbaye de Vaucelles est un site exceptionnel du Nord, et ce à plus d’un titre. D’un immense intérêt historique et patrimonial depuis sa création en 1132, elle voit défiler autant les siècles que les rois, notamment au 16e siècle. Devenue bien national sous la révolution française, elle perd toute vocation religieuse et est abandonnée, en dépit d’un classement aux Monuments Historiques en 1920. C’est la volonté d’un couple (Alain et Marie-Maxellende Lagoutte) qui change tout, entraîne une rénovation sur 50 ans avant un rachat par le département du Nord en 2017. Entre jardins et bâtiments, un immanquable, tout simplement.

L’église Saint Chrysole de Comines

Une église byzantine au cœur du pays minier ? Réalisée en béton armé, à l’architecture étonnante et construite en lieu et place de l’ancienne, détruite pendant la première guerre mondiale ? Et à l’intérieur de laquelle les pupilles admirent une explosion de couleurs vives et chatoyantes, le tout dans un style néo-byzantin teinté d’une touche d’art déco ? Et bien oui, c’est l’église Saint Chrysole de Comines, née de la fructueuse rencontre de deux hommes : Maurice Storez, un architecte aquarelliste aux multiples talents et Dom Paul Bellot, un architecte religieux. Portés par une volonté de nouveauté, ils ont brisé les codes habituels de leur époque et force est de constater que le résultat est totalement réussi !

L’église Saint-Pierre de Bouvines

Vue de l’extérieur, rien ne distingue vraiment Saint-Pierre de Bouvines de toutes les autres églises qui parsèment le Nord. Elle surplombe le village, dans son style gothique du 12e siècle (alors qu’elle fut en réalité bâtie en 1882). Pour trouver ce qui la rend différente, il faut pousser ses portes et y entrer, pour découvrir un ensemble de vingt-et-un vitraux, haut chacun de huit mètres de haut, classés aux Monuments Historiques et qui racontent la bataille de Bouvines. Véritable bande dessinée, ces vitraux retracent les principales scènes du combat de 1214, ayant été réalisés avec la volonté de coller au plus près de la réalité historique. Achevés en 1906, ils sont absolument uniques et justifient à eux seuls le voyage à Bouvines.

Notre-dame de la Treille à Lille

Située dans un quartier vivant, où les terrasses succèdent aux terrasses, la cathédrale Notre-Dame de la Treille étonne par son architecture atypique et sa position en surplomb de la rue. Sa façade étonnement contemporaine surprend tout autant que la fermeture (à l’intérieur) de la nef par un portrait et une rosace, fruits du talent de l’architecte Ladislas Kijno. Ne voyez nulle coquetterie ici mais plutôt une preuve d’un génie certain, tout résidant dans une continuité lumineuse et une maîtrise certaine de l’art de la lumière. Inscrite aux Monuments Historiques depuis 2009 et âgée de plus de cent cinquante ans (sa construction débuta en 1856), elle offre une belle pause lors d’un séjour à Lille !

De ecarru

Crédit photo en-tête Philippe Houzé

Publié le 20 juin 2022